Le régime Paléo – Partie 1

Dans cet article et dans les articles qui suivront les semaines suivantes au sein de cette rubrique, nous allons parler en détail des différents régimes alimentaires existants (Végétarien, végétalien, cétogène, flexitarien…). Aujourd’hui et la semaine prochaine, il sera question de définir et d’expliquer ce qu’implique le régime paléolithique dit “paléo”. Pour cela, je m’inspire essentiellement des travaux de Julien Venesson et de son livre “Paléo Nutrition”.

Tout d’abord, revenons un peu plus en détail sur la période paléolithique. Cette période date d’il y a 3 millions d’années et est celle qui a façonné le plus notre génome (l’ensemble des composantes de notre génétique) avec l’apparition de la première espèce du genre Homo. L’Homme donc paléolithique ou “Paléo” était un chasseur cueilleur et a disparu au profit de l’agriculteur il y a 10 000 ans au Néolithique, période de domestication des céréales et des animaux pour l’élevage.

Après avoir situé la période et évoqué le profil de “l’Homme Paléo”, il convient de s’intéresser plus précisément sur les différentes composantes qui façonnent le régime Paléo. L’alimentation “paléo” est dépourvue de céréales, de produits laitiers, de sucre, de sel et d’huiles végétales. Cette alimentation est néanmoins extrêmement variable selon les saisons et d’une région à l’autre, il existe donc plusieurs “régimes paléo”. Certaines populations pouvaient avoir un apport calorique principal sous forme de glucides (fruits, patates douces, manioc) et/ou sous forme de protéines. A titre d’exemple, les Eskimos, souffrant d’un climat très froid peu propice à la culture des plantes consomment majoritairement des protéines (poissons) et des lipides (graisses animales).

L’Homme Paléo adapte donc son alimentation à son environnement et ce dernier a toujours constitué son alimentation d’aliments d’origines animales et végétales mais à des doses différentes et qui s’étalent dans le temps. De fait, l’Homme serait omnivore par nature et non végétarien ou végétalien comme peuvent le prétendre certains. L’une des logiques incontestables qui semblent émerger serait donc d’avoir une alimentation adaptée à notre génome. Or ce génome est constamment bousculé depuis des millions d’années notamment du fait de l’évolution de nos méthodes d’alimentation. Preuve en est, nos ancêtres se nourrissaient quasi exclusivement de fruits riche en vitamine C. Cette abondante consommation a entraîné une mutation de notre corps qui s’est mis à ne plus synthétiser de la vitamine C car il en était submergé. Dès lors, nous sommes donc devenus dépendants des apports alimentaires en vitamine C.

Aujourd’hui, il est mis en évidence que la plupart des maladies modernes sont la conséquence d’une alimentation inadaptée à notre génome. Certaine études ont montré que dans certaines populations indigènes / autochtones qui s’alimentent prioritairement en fonction des saisons et de leur génome, on constate une totale absence de nos maladies occidentales. D’autres études ont montré que certaines maladies dit “des pays riches” (ex: hypertension, caries, tuberculose) sont inexistantes chez les chasseurs cueilleurs.

Alors selon vous, faudrait-il réorienter notre alimentation vers ce type de régime ? Quelles solutions ou quels problèmes semblent-ils faire émerger ?

La semaine prochaine, nous continuerons à parler du régime Paléo en le confrontant à nos habitudes alimentaires et à nos modes de productions actuelles, pas les plus enclin à favoriser ce type de régime.

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                                                                    Alexandre Violle

“A vous de forger votre propre vision…”

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