Le régime Paléo – Partie 2

Après avoir parler des origines et des spécificités du régime paléo dans la première partie, il convient de s’intéresser dans cette deuxième partie à la contextualisation de ce régime à notre société actuelle. A travers cet article nous allons voir que depuis l’avènement de l’ère industrielle dans les années 1850, il est devenu très difficile voir quasiment impossible de manger à 100% paléo. Cet article s’appuie une nouvelle fois en grande partie sur les travaux de Julien Venesson et son livre “Paléo Nutrition”.

Pour répondre à cette affirmation, concentrons-nous dans un premier temps sur les problèmes qu’à fait émerger et dont est victime notre société (1) et dans un second temps sur les solutions existantes pour se rapprocher au mieux du régime paléo (2)

1) Les principaux problèmes que l’on va évoquer ci-dessous tiennent avant tout dans l’évolution des méthodes de production de notre alimentation conduisant notamment à l’appauvrissement des sols (moins fertiles) et à la plus grande toxicité de certains aliments pour le corps humain:

  • La qualité des viandes. Issue majoritairement de l’élevage, ces dernières mangent majoritairement des céréales, font moins d’activité physique donc augmente leur masse grasse mais de mauvais gras. Un gras trop riche en oméga 6 et pauvre oméga 3. Aussi, elles renferment en grande quantité des acides gras saturés (cf: article sur les lipides).
  • La qualité des poissons qui sont de plus en plus issu aussi de l’élevage donc nourris de manière industrielle souvent avec des farines animales, l’impossibilité pour eux de se déplacer librement augmentant leur teneur corporelle en graisse. Privilégier l’aquaculture biologique.
  • La qualité des œufs actuels sont plus riches en oméga 6 qu’en oméga 3 (teneur légèrement atténuée quand ils sont issus de l’agriculture biologique).
  • Les fruits et légumes que l’on retrouvent sont majoritairement importés donc obligation de les traiter pour qu’ils tiennent le choc.
  • La pollution de notre environnement par les pesticides notamment qui contaminent nos aliments.
  • L’eau est de plus en plus polluée
  • Notre activité physique générale est beaucoup plus faible que celle de l’homme paléo.

2) Comme il semble donc très difficile voir impossible de revenir à une alimentation véritablement paléo, il convient de l’adapter à nos sociétés actuelles en sélectionnant les meilleures choses mises à notre disposition.Le choix de manger paléo demeurant avant tout dans une recherche d’une alimentation saine, variée, qui répond à notre génome et où la qualité des produits est au centre du processus. Quelques conseils de la part de Julien Venesson dans son livre “Paléo Nutrition”:-La suppression des graisses végétales trop riches en acides gras oméga 6, du blé et de toutes les céréales contenant du gluten des produits laitiers, l’augmentation des apports en végétaux: légumes, tubercules, fruits, oléagineux issus prioritairement de l’agriculture biologique, la diminution des apports en sel, le choix d’œufs uniquement issu de l’agriculture biologique, le choix de poissons uniquement issus de la pêche, le choix de viande issus uniquement de l’agriculture biologique.Mais plus concrètement quels aliments et familles d’aliments sont-ils possible de consommer pour rentrer dans le cadre d’une alimentation paléo? Réponse:

  • Les matières grasses: privilégier les huiles de noix, de colza, de lin pour l’assaisonnement ; l’huile de macadamia, de noisettes et d’avocat pour la cuisson comme pour l’assaisonnement ; pas de beurre ou de margarine sauf ceux riche en oméga 3.
  • Les céréales: uniquement le riz et le sarrasin sans gluten. Le sarrasin considéré comme une “pseudo céréales” pourra venir répondre à un besoin important de glucides notamment chez les sportifs.
  • Les légumes: riches en vitamines minéraux et antioxydant ; faible teneur en glucides et alcalinisant. Varier les légumes et les couleurs ; alterner entre légume cuits et crus en les accompagnant d’une bonne matière grasse, ce qui favorise l’absorption des vitamines.
  • Les tubercules: supprimer la pomme de terre, privilégier le navet, la carotte, le panais, la patate douce, le topinambour, la betterave = forte source de glucides.
  • Les fruits: de nombreuse qualités similaires aux légumes et tous alcalinisant. Attention à leur teneur en sucre. Consommer frais ou surgelé (après récolté donc non cuisiné).
  • Les oléagineux: les noix et graines oléagineuses: riches en fibres, vitamines et minéraux et antioxydant mais riches en oméga 6 donc privilégier par ordre de priorité: les noix de macadamia, noisettes, noix de Grenoble, amandes, noix de cajou, pistache, noix de pecan…
  • Les oeufs: biologiques (riche en oméga 3) = peu cher, riche en cholestérol, faible teneur en polluants comparativement aux viandes et aux poissons.
  • Les poissons: poisson pêchés (ou d’élevage mais issu de l’agriculture biologique), poissons gras: sardines, maquereaux, anchois ; les fruits de mers riches en minéraux et oligo-éléments.
  • Les viandes: viandes maigres (dinde, filet de poulet) et blanches (lapin, veau, porc). Adaptée / réduire sa consommation de viande rouge et privilégier celle issue de l’agriculture biologique.
  • Les épices et aromates: améliorent les qualités gustatives et nutritives de nos aliments.

Christophe Carrio, ancien champion du monde de karaté et créateur de la méthode CTS (voir source) est une figure de ce régime précise:”la découverte du régime paléo fut pour moi le chaînon manquant vers la route de la santé et de la performance sportive”.

Dès la semaine prochaine, vous retrouverez un article sur un autre régime duquel on entend de plus en plus parlé aujourd’hui: le régime cétogène. N’hésitez pas à aimer, partager, commenter, questionner si le contenu vous a plus et pour qu’un maximum de personnes puissent y avoir accès pour encourager le débat, les échanges et la réflexion!

                                                                   Alexandre Violle

“A vous de forger votre propre vision…”

Pour aller plus loin:

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