RÉCIT et BILAN

Comme vous le savez, Alexandre de Visions de Trail a eu l’occasion durant 17 jours de se rendre au pays de la course à pied, le Kenya et plus précisément à Iten au cœur de la vallée du Rift. Avant le départ, les objectifs étaient clairs: concilier, à travers la pratique de la course à pied, un mélange de découverte, de rencontre, d’exploration des spécificités sportives propres aux athlètes Kenyans et à leur méthodes d’entraînement ainsi que l’environnement très particulier de ce pays d’Afrique de l’Est, composé en grande partie d’immense réserves naturelles et de haut plateaux !

▶️ Pour débuter, il convient de vous dire que ce voyage fut majoritairement consacré à l’entraînement et à la découverte des spécificités de l’entraînement “à la kenyanne”, du rythme de vie et habitudes des athlètes locaux, qui font que ce pays est l’un des plus titrés sur les épreuves de fond et demi-fond à l’échelle mondiale. La petite ville d’Iten situé à 2400m d’altitude étant considéré comme l’endroit le plus propice pour se consacrer à 100% à sa pratique, progresser et performer. Devenant par la même un véritable lieu d’échange, de rencontre et de partage entre athlètes venant des 4 coins du monde.

C’est donc dans ce cadre paisible, en toute simplicité, comblé d’une multitude de petites paillotes où sont vendus fruits et légumes qu’Alexandre à vécu durant près de 3 semaines. Logés dans de petites cases typiques revêtant un confort sommaire, l’aventure authentique kenyanne pouvait commencer 😁

Dès les premiers hectomètres englouties, le cadre aride, sec, et la couleur rouge de la terre qui façonnent les chemins, si propre à ce pays, vous fascine et vous fait voyager dans un tout autre univers. Des choses vous frappent instantanément comme les déchets au bord des routes, la faible présence de panneau de signalisation, des animaux qui errent dans les rues, des enfants pieds-nus, les multiples matatus et moto-taxis… Dépaysement garanti.

Et que dire, que dire de la gentillesse, des sourires, de l’ouverture et de l’accueil chaleureux qui vous est réservé, de la sensation immédiate de bien-être qui s’installe, vous rassure, vous fait ressentir que vous êtes le bienvenu. 
Certains diront qu’ils le sont par nécessité ou par intérêt. Oui il y en a pour qui c’est le cas, comme partout mais j’ose croire sincèrement que le Kenya, les nations africaines et les populations des pays pauvres adoptent naturellement ce comportement par bonté, par ouverture d’esprit et par amour de la rencontre.

Et puis que dire, que dire de l’ambiance course a pied qui règne dans son berceau, à Iten, “home of the champions”. Des personnes qui courent en permanence, qui se concentrent et vivent à 100% pour cette discipline. Ce mélange fabuleux et savoureux d’athlètes de tous niveaux, de toutes nations, de tous objectifs, réunis autour d’une chose fraternelle: la passion pour la course à pied.
Pour beaucoup de coureurs locaux, ce sport revêt le rôle de voie vers une vie meilleure où argent et voyage en seraient les maîtres mots. De fait, outre les touts meilleurs qui arrivent à revêtir le maillot de l’équipe nationale Kenyanne et participer aux compétitions internationales, les autres pour la plupart choisissent de revêtir le rôle de lièvre pour les coureurs étrangers notamment lors de courses sur route (semi et marathon). Un rôle leur assurant u de subvenir à leur besoin générant un véritable marché du coureur où la quête de la perle rare fait rage (critiquable ? assurément!). D’un autre côté, un tourisme sportif grandissant vient embellir et faire vivre une partie de la population locale.

Durant le séjour, de nombreux faits marquants seront venus agrémentés des journées composées majoritairement d’entraînements, de repas copieux, de sieste, de massage et d’étirements, parmi lesquels la visite de l’école Saint Patrick, guidée par le maître des lieux et illustre entraîneur Brother Colm où bon nombre des meilleurs athlètes kenyans ont fait leur armes, avant, pour certains de devenir champion olympique (cf: David Rudisha) ; la participation en tant que spectateur au championnat kényans de cross-country, surement la compétition de cette discipline la plus relevée du monde ; le partage d’une séance de fartleck avec près de 200 coureurs réunis au même endroit, à la même heure, pour la même séance, et bien d’autres moments… (cf: photos ci-dessous).

En bref, au terme de son périple, Alexandre aura donc beaucoup appris sur l’aspect sportif, sur les méthodes et le rythme d’entraînement, découvert les richesses environnementales et culturelles d’un pays magnifique, rencontré et échangé avec une population locale, d’un accueil et d’une gentillesse incroyable.

“On apprends tellement par le voyage surtout sur soi, sur son humilité, son respect envers autrui, sa compréhension, sa relativisation de nombreuses situations que l’on peut vivre habituellement, qu’il est indispensable, pour quelque personne que ce soit, d’embrasser le chemin qui le conduira vers le voyage”.

▶️ Pour terminer et pour ceux qui aiment les chiffres, ci-dessous, un bilan comptable sur le plan sportif et sur le coût du voyage:

🏃: 21 entraînements | 25h | 285km | 8 séances de renforcement | 5 massages

💰: 1200 euros | 17 jours | ✈️ 650 euros | 🏠 105 euros | 🍴 70 euros | 🚐300 euros

📜 La leçon du voyage: vivre, apprécier et savourer le moment présent et relativiser sur nos vies, ce que nous possédons (qui souvent nous possède) et sur nos tracas quotidiens auxquelles nous donnons souvent trop d’importance.

Ne vous fixer pas de limites, vivez selon vos envies, vos rêves et vos passions ! 💪

Pour avoir de plus amples informations et notamment des appuis vidéos sur comment se passe l’entraînement et comment vivent certains coureurs Kenyans, je vous invite à suivre la page: Run for Kenya ! 😏

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